RETOMBÉES


Le renouvellement du programme de DMV, dont la mise en œuvre est prévue à l’automne 2014, comporte déjà quelques retombées observables. Parmi celles-ci, un changement chez les membres du corps professoral quant à la manière de concevoir le programme de formation, non plus comme une juxtaposition d’activités pédagogiques mais plutôt comme un parcours permettant aux étudiants de faire des liens et de progresser. Le programme devient donc un parcours leur permettant non seulement d’acquérir des connaissances mais également de mettre en œuvre les compétences requises pour exercer efficacement la profession de médecin vétérinaire.

La nécessité d’avoir une compréhension commune du parcours de formation proposé aux étudiants et d’établir des ponts entre les activités pédagogiques s’est donc avérée une évidence pour plusieurs des enseignants. D’ailleurs, l’élaboration d’une carte conceptuelle étayant les apprentissages essentiels à réaliser pour chacune des activités pédagogiques du DMV a permis aux enseignants d’accroître leur compréhension de ce que les étudiants apprennent dans les cours.

Pour la gestion du programme à long terme, cet exercice a aussi permis de laisser des traces de la démarche et d’identifier les activités du programme qui ont la responsabilité d’enseigner et d’évaluer les savoirs essentiels en appui aux compétences visées. On facilite ainsi la stabilité des contenus du programme pour prévenir les variations individuelles avec le temps dues aux changements temporaires ou permanents du personnel (ex. : congés, sabbatiques, retraites).

Une autre retombée de ce projet concerne le développement pédagogique du corps professoral. De fait, les formations et les ARPF proposées permettent d’aborder différentes thématiques liées au développement des compétences (méthodes actives, évaluation formative, encadrement, pratique réflexive, etc.) et, bien souvent, de faire émerger des besoins spécifiques de formation. Ces activités, qui offrent un espace de discussion, ne sont pas sans soulever inquiétudes et questionnements par rapport à la fonction d’enseignement. Dans ce cas, l’équipe de direction les recueille et s’engage à répondre ou à trouver des solutions. Bien entendu, le principal obstacle au développement pédagogique et à l’engagement des enseignants dans le projet est attribué au manque de temps et ce, malgré la priorité accordée à celui-ci par la direction de la Faculté.

Enfin, les répercussions administratives de ce programme axé sur les compétences sont nombreuses. Une fois, les divers groupes de travail responsables du développement et de l’implantation du nouveau programme ayant complété leur mandat, il conviendra de mettre en place des instances facultaires permanentes (comme un comité et jury d’évaluation pour chaque compétence visée) pour assurer le respect du parcours de développement et d’évaluation établi, ainsi que les principes pédagogiques mis de l’avant.

Le règlement pédagogique doit aussi être modifié afin d’identifier l’évaluation des compétences et l’atteinte des niveaux attendus en tant qu’éléments requis pour l’avancement de l’étudiant dans le programme. Le bulletin de notes, les activités de reprise, les modalités de réévaluation des dossiers et d’autres composantes doivent être adaptés en conséquence.